mercredi, octobre 25, 2006

The Beau Brummels

Il m'arrive parfois d avoir recours à de viles bassesses afin d'attirer l'attention du lecteur pour éviter qu'il n'aille papillonner chez les collègues bloggers. C'est ce qu'on appelle NotBilly et moi une phrase choc.
Alors ami lecteur, es-tu prêt?... (roulement de tambour)...Les Beau Brummels sont des Byrds qui n'ont jamais réussi! (coup de cymbale).

Ah! J'en suis d'autant plus fier qu'elle n'est pas de moi et que je ne suis même pas d'accord avec icelle, mais bon, il y a quand même quelque chose qui s'approche de la vérité dans cette affirmation certes un poil péremptoire.

Bref..

Les heureux possesseurs du coffret Nuggets se rappellent peut-être de Laugh Laugh, cette beatleserie comme il en sortait des centaines à l'époque, mais qui laissait poindre un lourd patrimoine Folk et Blues (1) leur donnant ce petit je ne sais quoi en plus, qui les faisait flotter au dessus du tout venant.
Les Beau Brummels, baptisés d'après un des inventeurs du dandysme, vont assez vite sortir du rang avec leurs deux derniers albums (il y a eu des reformations après, mais ça ne compte pas): Triangle (1967) qui les voit, avec l'assistance de Van Dyke Parks, chasser sur les terres d'une pop maniérée et finement ouvragée à la The Left Banke (leur Notorious Byrds Brothers) puis sortir l'année suivante un album Country-Rock enregistré à Nashville, Bradley's Barn (leur Sweetheart of the Rodeo) et accessoirement un petit chef-d'oeuvre.
La continuité étant assurée par le bel organe de Sal Valentino, dont la moindre inflexion, le moindre râle me fait immanquablement frémir l'épine dorsale (mon collègue NotBilly me fait savoir que cette phrase est d'une puissante portée homo-érotique mais j'assume).

Un extrait de Triangle (1967):
Magic Hollow (MP3)

Et deux extraits de Bradley's Barn (1968), mais c'est pas facile tant l'album est solide.
An Added Attraction (Come and See Me) (MP3)
Deep Water (MP3)

A noter que deux albums de chutes de studio, apparemment excellents et pas encore écoutés, sont sortis ces dernières années.


(1) et qui, pour anecdote, fut produite par Sly Stewart, futur Sly Stone.

EDIT: J'y rajoute une vidéo de Laugh Laugh:

mardi, octobre 24, 2006

Lisa Kindred

Marche arrière, dix ans.
Je viens de me payer le CD de réédition des deux New Folks pour ma collec Ochs et pour entendre enfin Andersen. Je découvre alors une autre voix Lisa Kindred.
Marche avant, six mois.
Je me balade dans Lyon, une nouvelle boutique de 33tours a ouvert (elle a dû fermer depuis). Je fouille et trouve, un des rares albums de Lisa Kindred, I like it this way chez Vanguard, mon premier Vanguard en 33tours. Elle est marrante, on voit au premier coup d'oeil que ce n'est ni une sainte à la Baez, ni une douce Judy Collins, ni une mysterieuse Dalton, ni une amazone Buffy...
Girl next door profonde et maline. Ce n'est d'ailleurs pas vraiment du folk pur & dur, ce n'est pas un chef d'oeuvre non plus, juste un bon disque, comme je les aime. Elle propose des arrangements différents et interessants.

Mon 33 tours étant pénible à encoder, je vous propose le seul titre de cet album dont je dispose en CD. Pas forcément le plus représentatif. c'est une version (un peu) bossa d'un traditionnel.
Lisa Kindred : The water is wide (MP3]

dimanche, octobre 22, 2006

La reprise du dimanche : 48

J'ai un jour parlé de l'obsession à moi que j'ai pour la merveilleuse chose que Jimmy Webb a offerte à Glen Campbell (qui n'a pas l'air de se porter très bien ces derniers temps, voir photo ci-contre).

J'ai beau l'écouter, l'écouter, l'écouter, je n'arrive toujours pas à percer le mystère de ce réparateur de téléphonique qui espionne sa vieille belle chantant à des kilomètres de distance de là. Un drôle de mélange à la fois mélancolique et majestueux, et pervers aussi: n'oublions pas que c'est pas bien d'espionner les jeunes filles et qu'y en a qui ont fait des séjours à l'ombre pour moins que ça.
Surtout, je ne suis pas le seul à avoir été impressionné par ce coup de tête-balayette qui laisse de sacrées cicatrices. Des reprises en tout genre, on en trouve des vertes et des pas mûres:

En Version démo:
Jimmy Webb: Wichita Lineman (MP3)

En version cabaret enfumé:
Cassandra Wilson: Wichita Lineman (MP3)

En version pûrement coboille:
Freedy Johnston: Wichita Lineman (MP3)

En version Funk-Soul moite en provenance de la Nouvelle Orléans:
The Meters: Wichita Lineman (MP3)

En version Indie psychédélisante:
These Animal Men: Wichita Lineman (MP3)

En version crépusculaire:
Johnny Cash: Wichita Lineman (MP3)

En version swamp alligator croonant :
Tony Joe White : Wichita Lineman (MP3)


Je vous épargne les versions assez moyennes de Sergio Mendes, REM, Prefab Sprout, Dwight Yoakam et l'hommage de KLF. Sinon, l'originale, la plus belle, est toujours disponible .




Ailleurs: Romain, véritable SDF de l'audioblogage a déménagé pour un site d'une beauté à rendre jaloux les amateurs que nous sommes et Sonic Eric se met aux MP3. Youhou!

vendredi, octobre 20, 2006

Radio Nostalgie #3

A mon tour, de taper un truc dans cette rubrique...

Je n'ai plus d'album préféré.
J'en ai plusieurs. J'aurais l'impression de trahir Ochs si je choisissais un Springsteen, de trahir Tim Hardin en prenant un Oldham, de trahir John Forberty en prenant des Steve Forget...

Cependant j'en ai eu un, longtemps.
Avez-vous déjà été un adolescent boutonneux (un "teeeeeeeeeenage monster" à la Flamin' Groovies) dans un bled mort ?
Aviez-vous un walkman auto-reverse ? Lisiez-vous avec appétit la fabuleuse chronique, une page sans photo, que tenait Antoine De Caunes dans Rolling Stone (celui, classe, de l'époque, pas le "truc" actuel) ?
J'y ai découvert le rock, moi, dans cette chronique. Je mourais d'envie d'écouter ce qu'il conseillait. Et je claquais les sous que me filait ma mémé chez le libraire-disquaire. Il me connaissait, le gars. J'y allais tous les jours, je demandais à écouter les Travelling Wilburys, James McMurtry ou WebbWilder. J'étais triste, je crois. Mais je découvrais le rock, on se faisait des copains avec qui on se copiait nos cassettes...
Un jour, sur les conseils de De Caunes, j'ai acheté une cassette. Elle a tourné pendant des années. Elle quittait le Walkman seulement pour "A vision Shared", le tribute à Leadbelly & Guthrie.
Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-
Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-
Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-
Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-
Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-
Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-
Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-
Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-
& ad nauseam, mais sans jamais de nausée.
Je suis absolument sûr, absolument certain, que, si j'étais encore plus con que je ne suis, je pourrais aller voir le gars du Guiness Book des records et, avec Maître Ruban, huissier de justice, il validerait ce record historique d'écoute en boucle d'un seul et même album.

L'album, que j'ai bien évidemment racheté en CD, la cassette étant désormais une relique de mon adolescence, tourne à cet instant même sur ma platine.
C'est celui-ci :
Ça peut paraître étrange à celui qui a découvert Randy Newman avant, à celui qui a découvert Newman après, avec les albums d'avant. Mais voilà, les albums de Randy Newman n'existaient pas. Ils n'avaient pas encore été réédités (si je vous disais à quel prix j'ai payé mes imports japonais ou comment j'avais filé du fric à un pote pour qu'il me rapporte Good Old Boys des USA...) et ses anciens 33tours n'étaient jamais arrivés jusqu'en Ardèche. Le seul disponible était cette nouveauté.

C'est un album autobiographique & magnifique, Newman y emploie comme jamais depuis son tout premier album, ses talents de compositeurs de musique de films, tous les arrangements sont non pas"jolis" (synthés, guitare du père Mark knopchou-fleur) , mais "signifiants". Il n'avait rien sorti depuis 5 ans, il avait eu une drôle de maladie qui l'avait cloué au lit, il ressucitait.
L'album a de titres bizarres, un rap (oui), du rock, et surtout des putains de chansons parfaites.
La tracklist est chronologique, mais, parce que la vie des autres vaut mieux qu'une tracklist, même celle, parfaite, d'un album parfait :
Une des chansons les plus tristes du monde pour un adolescent triste dans un bled en 1988 :
Randy Newman : Bad news from home (mp3)
Et la chanson qui retranscrit parfaitement la plus belle des sensations, celle que je souhaite à tous ceux qui se passent en boucle "only the lonely", LA chanson qui donne envie de tomber amoureux :
Randy Newman : Falling in love (MP3)
L'album est fini (putain, il est long ce billet), alors Zou, je le remets :
Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-
Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-Face B-Face A-
Face A-Face B-Face A-Face B......

jeudi, octobre 19, 2006

...And You Will Know Us By The Trail Of Daube

Ça me fait vraiment de la peine de l'écrire mais ma mauvaise foi blogue- istique m'oblige à le dire quand même: Trail of Dead n'est vraiment plus un groupe à suivre.

C'est vrai quoi: nous nous sommes tant aimés. Ça a commencé, je me souviens, vers le début des années 2000 dans un hall d'aéroport à attendre l'arrivée d'une personne chère. Je feuilletais le NME qui en faisait des tartines sur vous. Bête et influençable comme je suis, j'avais acheté. Ça devait être Madonna (l'album, pas la blondasse) et ce fut le vrai coup de foudre, malgré la méfiance que m'inspirait ce nom, un des plus pompeux de l'histoire du Rock.

J'aimais tout: ce romantisme psychopathe qui te prenait à grands coups de tatane dans le bas-ventre, cette furia magistralement maîtrisée, cet hybride parfait entre la musique de Sonic Youth et celle de Cure. Je crois même que je la préfèrais à ces derniers. Et puis Source, Tags and Code, puis The Secret of Helena's Tomb. Les ToD marchaient sur l'eau, multipliant les petits pains (dans ta face).

2005: premier accroc. Ils se sont mis à mériter leur nom avec un très moyen Worlds Apart un peu mou du gland.
Pas grave, me dis-je, je gardais espoir. Mais rien ne pouvait me préparer à So Divided que j'ai récemment téléch...écouté.

Entendons- nous bien: je n'ai rien contre l'évolution du son d'un groupe, mais là, toutes les mauvaises options ont été prises, les mauvais choix faits. Je ne saurais dire ce qui m'accable le plus. Cette tentative pathético-risible de pastiche Sunshine Pop? Cette production qui les fait ressembler au plus minable groupe de Rock Emo de CFA 2? Cette reprise de la pourtant géniale Gold Heart Mountain Top Queen Directory de Guided By Voices qui devrait leur valoir une convocation illico presto au TPI de La Haye? La reverb' sur la voix? Les mélodies riquiquies, sans relief, sans imagination? Je ne sais pas et j'en ai les larmes aux yeux. Je cours vite m'avaler une boîte de prozac....

Si, il y en a une! La dernière. Celle où ils reviennent aux fondamentaux, à pasticher The Cure. Comme quoi il ne faudrait quand même pas trop souvent s'éloigner de ce qu'on sait bien faire.

...And You Will Know Us By The Trail Of Dead: Sunken Dreams (MP3)

Plus trois titres chez Words & Sounds.

mercredi, octobre 18, 2006

StalkerS

Stalker, c'est le film de Tarkovski qui passe ce soir sur Arte.
Stalker, c'est aussi une excellente revue poétique française en papier.
Stalker est aussi une excellente revue suédoise d'art&litterature sur le Net.

Et Stalker est aussi un titre de Purple Wizard, un groupe garage (remarqué par le père Little Steven) que j'ai trouvé en flanant cet été sur Internet.

Vous êtes prêts ? c'est parti !

Purple Wizard
: Stalker (MP3)

mardi, octobre 17, 2006

La séquence du spectateur # 1

Séquences musicales bien sûr.
Pour inaugurer ça...
Une reprise du mardi...

Bande à part, Jean-Luc Godard (La magnifique Anna Karina, Claude Brasseur et Samy Frey sur une musique de Legrand)

Et le remake :

Simple Men, Hal Hartley (La magnifique Elina Lowensohn, Martin Donovan et Bill Sage sur le Kool thing de la Sonic Youth)

(ça s'appelle "se faire un petit plaisir"... j'espère que vous aimerez itou)

lundi, octobre 16, 2006

Cinq contre un

Comme le disait ce grand groupe français de la fin des années huitante "je suis encore tout seul ce soir et je vais encore le regretter".
Là je suis vraiment triste: une journée passée à trimer et me voilà tout seul avec ma platine et quelques MP3 sur le disque dur.
Et comble de malchance, j'ai appris hier que mon camarade et moi étions de tristes sires, des gars dont les orientations musicales ne nous permetttent pas d'être aussi attirant que Justin Timberlake. La preuve, C'EST TOUT MARQUE LA.

Et moi je dis non, d'abord le dernier Timberlake est en ce qui me concerne une méga-grosse daube. Je ne peux que ne pas être d'accord avé ce qui a été écrit par nos collègues d'Interpénétrations diverses, il s'agit d'un talent en train de rentrer dans la banalité. Period.
Et de plus j'ai une vie sentimentale. Je suis un funky drummer au potentiel de dragouille non négligeable et je le prouve avec mon amicoboille qui a joué les entremetteurs malgré lui entre NotBilly et moi. Non mais alors!

Brother Roger: Lonesome Wanker (MP3)

PS: ce billet est d'un sinistre dont je vais mettre des semaines à me remettre. Par contre l'album de Brother Roger est tout de même fortement recommandé.

dimanche, octobre 15, 2006

La reprise du dimanche : 47

Si l'on cherche souvent l'originalité dans une reprise, certaines chansons sont aussi bonnes chantées à l'identique, ou presque.
Cela est d'autant plus vrai lorsque la chanson est parfaite.
En matière de chansons parfaites, il y a un spécialiste nommé Randy Newman qui en a écrit un nombre absolument incroyable, du moins pour le fan absolu que je suis.
Parmi ses merveilles, I'll be home a une place à part. Il l'a enregistré lui-même très tard (1977, même si une version Live est parue en 1971), bien après nombre de "reprises" dont celles-ci (1970-1973).
Voilà donc un post avec trois de mes chanteurs préférés chantant une de mes chansons préférées : trois versions parfaites... Elle est pas belle la vie !
Randy Newman : I'll be home (mp3)
Harry Nilsson : I'll be home (mp3)
Tim Hardin : I'll be home (mp3)

vendredi, octobre 13, 2006

Vendredi, jour du seigneur (et de Télé-foot)

Je ne peux pas attendre dimanche. Dimanche est trop loin. Trois, jours ou presque. Non, ce n'est pas possible. Je viens de trouver une reprise du Billy de Bob Dylan, oui, celui de la B.O. de Pat Garrett & Billy the Kid. Une reprise par celle qui, avec son Time (the revelator) a réussi un des meilleurs disques parus depuis 2000. Un des très rares chefs d'oeuvre de cette décénnie. Ce titre n'est pas sur l'album mais sur ce DVD (music from the Revelator collection)

C'est beau à chialer. Je ne poste, sur ce blog, que des choses que j'aime. & là, holly holly, c'est parfait, vous pensez : Billy the Kid, Bob Dylan, Gillian Welch (et son David Rawlings préféré) ; pour moi, NotBillyTheKid, c'est Noël en octobre, c'est dimanche vendredi !

NB : Elle reprend, ailleurs, un titre d'Eric Andersen... J'attendrai donc (un) dimanche pour cet autre titre. J'aime cette Gillian.
Gillian : je t'aime. Veux-tu devenir ma chanteuse préférée ?

La FORMIDABLE Gillian Welch : Billy (mp3)

jeudi, octobre 12, 2006

Never Hear The End Of It

Après les faces de citron d'il y a deux jours restons donc dans le registre mélodies sautillantes à grosses guitares, because j'ai une remontée de fièvre powerpopienne. Le groupe canadien Sloan, immensément respecté chez lui et ignoré par le reste du monde, sort ces jours-ci son huitième album, Never Hear the End of It.
Trente (!) chansons au compteur ne dépassant que rarement les deux minutes et regorgeant de suffisamment de coups de théâtre dans chaque titre pour pouvoir tenir la comparaison avec leurs excellents compatriotes des New Pornographers.
Bref, un groupe que la patine du temps n'a pas encore rendu fréquentable.

Trois extraits:

Sloan:

mercredi, octobre 11, 2006

Daonw-daonw-daonw-daonw !

Hey michelsardou, moi aussi, j'avais des K7 ! Je les ai encore. J'avais presque que ça. Des tonnes. Avec sur chaque face, un album piqué à la médiathèque. Et j'achetais des gros packs de 10 tous les mois. Des tonnes. Et un bon paquet de cassettes originales que je peux me mettre là où il n'y a pas de touche DolbyB.

Et, du coup, avec ton post à propos des cassettes, je me suis replongé dans ma malle et j'ai retrouvé celle sur la face B de laquelle se trouve Shades de Sanford Clark, même pas en entier, puisque la Face A avec Merle Travis ne laissait plus la place. La suite est peut-être sur une autre.

Cet album est pourtant très sympathique, il comprend plein de compos de Lee Hazlewood, un son Lee Hazlewood, et une belle voix grave à la Lee.

Et voilà un disque de plus sur ma liste de commissions...

J'adorais celle-là :
Sanford Clark : They call me country (mp3)

mardi, octobre 10, 2006

Mangeur de chat & canotier.

Avez-vous déjà vu un extra-terrestre chanter avec un gars déguisé ?


Ce déguisement doit être drôlement chaud... et notre extra-terrestre a quand même une classe incroyable avec sa moustache.

La même en meupeutrois (extraite de l'album On the track) :
Leon Redbone (sans le gars déguisé) : Polly Wolly Doddle (MP3)

NB : Roger Carel était quand même meilleur que l'original...

lundi, octobre 09, 2006

Les faces de citron

Les vieux réflexes nous tueront tous un jour.
Tenez: il y en a qui achètent le dernier album de Johnny comme ça sans réfléchir, ou pire encore: Morrissey. Et bien c'est la même chose chez les sardou, il suffit que cette bonne vieille dinde d'Evan Dando déterre ses Lemonheads pour que je sorte ma carte de crédit d'un geste pavlovien.
Et le plus triste de l'histoire, c'est que comme le fan de Johnny ou Morrissey, j'y trouve mon compte...


The Lemonheads: Poughkeepsie (MP3)

dimanche, octobre 08, 2006

La reprise du dimanche : 46

C'est fou, ça...
Une équipe, comme ça marche, une équipe qui marche, c'est fou comme ça marche. Vous allez voir cette cohérence incroyable avec le post précédent...

Alors voilà, quand michelsardou m'a demandé ma main, j'ai été honnête, je lui ai signalé tout de suite que j'avais deux guilty pleasures coupables qui risquaient de pourrir la réputation du blog.
Pour le premier, c'est déjà fait, déjà posté, il s'agissait de la carrière folk du fils de Jules Dassin.
Pour le second, je vous avais épargné jusqu'à aujourd'hui... Mais voilà, michelsardou me titille avec ses Radio-Nostalgie... Parce que, si au lycée, mon walkman passait en boucle de la musique de vieux (Dylan, Newman, Springsteen, Guthrie..), au collège, j'écoutais de la musique de petit Goonie que j'étais, c'est à dire Madonna (comme tout le monde) et, surtout, Cyndi Lauper. Le problème est que je n'ai JAMAIS cessé d'écouter son album She's so unusual. Souvent, en voiture, je me tape une 234200238ème écoute... Voilà, c'est dit, vous pouvez rire désormais, me jeter des cailloux, effacer le blog de vos bookmarks et me cracher vos disques de Coldwave sur ma sale petite gueule de Goonie...
Je tiendrai le coup, j'ai l'habitude... Alors j'assume : She's so unusual est un des meilleurs disques Pop des 80's, point barre.

Mon collègue doit être effondré... Mais j'ai une solution miracle qui peut le convaincre, solution fournie par son post d'hier, alors que ce post était prêt ! Cet album comprend un duo avec... Prince... sur une chanson de... Prince, When you were mine.
Chanson reprise par une tripotée de gens. Voilà une petite sélection maison...

d'abord l'original pour mon virtual-copain :
Prince :When you were mine (MP3)
puis LA reprise en question :
Cyndi Lauper (& Prince) : When you were mine (mp3)
Et une petite sélection parmi la tripotée :
Mitch Ryder (ehhhhh oui !) : When you were mine (mp3)
Tegan and Sara : When you were mine (mp3)
Casiotone for the painfully alone : When you were mine (mp3)


Et, promis, un de ces quatre, je reviendrai sur le cas Lauper... (qui a dit "c'est pas la peine" ?)

samedi, octobre 07, 2006

Radio Nostalgie #2

Attention, l'ensemble de cette histoire ne comporte que des cassettes fer et chrome, je n'avais pas les moyens de m'offrir des metal.

J'ai parlé la semaine dernière de Digital Underground et de leur propension à ne sampler que les multiples projets dans lesquels avaient pris part George Clintonet sa clique. Et bien voilà, il y a un sample qui me chiffonne: celui du morceau Hip Hop Doll (morceau bonus uniquement disponible dans l'édition CD que des amis bien intentionnés avaient bien voulu me copier sur cassette fer à l'époque).
Et j'étais sûr de la réponse: il s'agissait de Madhouse.
Avant de continuer, il faut que je précise que je faisais partie à l'adolescence d'une sorte de secte qui chérissait tout ce qui gravitait autour de Prince. On s'arrangeait pour tout acheter. Et je dis bien tout. On se partageait les achats puis nous les copiions les uns aux autres. On possédait bien sûr les albums mais aussi les maxi 45t, les faces B, notre copie du Black Album avec un souffle à décorner les boeufs (copie K7 de copie K7 de...) et tout ce qui sortait sur son label dénommé Paisley Park, sur lequel il officiait sous de nombreux pseudonymes. C'est par exemple comme cela qu'on avait fini par découvrir que Prince avait sorti de la panade et de l'oubli George Clinton en 89', en le signant et lui faisant enregistrer The Cinderella Theory. George qui? Il ne restait plus qu'à combler les trous...
Mais je digresse, je digresse, je m'éloigne du sujet et je ne sais même plus ce que je raconte. Madhouse est donc un des multiples projets de Prince accompagné de certains membres de son backing band de l'époque (le plus grand?) The Revolution. Deux albums sobrement intitulés 8 et 16, ne contenant aucun titre si ce n'est leur numéro de piste.
Dans ces albums entièrement instrumentaux et largement accoustiques, Prince laissait s'exprimer sa tendance Jazzy d'opérette (on ne va pas dire Jazz, ce serait prétentieux) agrémenté de quelques samples, synthés et de bonnes tranches de Funk. Intrigué par ce sample, j'ai donc sorti du buffet la grosse boîte en fer contenant toutes mes cassettes (certaines ont dû se perdre en route), et j'avais toujours Madhouse, en cassette chrome: c'est donc que je devais les aimer, à l'époque.
Et heureuse surprise: ces disques ont très bien vieilli puisque placés dans sa grande époque (les années 80), celle où Prince ne se laissait pas griser par sa propre virtuosité.
Mais j'avais beau écouter, je ne le trouvais pas, ce sample utilisé par Digital Underground. Et puis c'est en écrivant ce billet que je l'ai retrouvé: le premier morceau du second album. Quelle nouille! ça m'apprendra à écouter avec les pieds...

Digital Underground: Hip Hop Doll (MP3)

Madhouse: Nine (MP3, contenant le sample original)

Madhouse: Five (MP3)

vendredi, octobre 06, 2006

Ni cowboys ni drogués !

Je sais, je me suis un peu laissé aller ces derniers temps en proposant plein de cowboys drogués...
Il me fallait un peu rétablir l'équilibre...
Prenons par conséquent une chanteuse, "clean", et ne la laissons pas seule. Nous allons l'accompagner de ses frères pour qu'ils veillent sur elle.

Et nous voilà avec... Les COWBOY JUNKIES ! (ça c'est de la bonne blagounette à 2 balles préparée sur le long terme)

J'avais surtout envie de revenir sur ce groupe cher à mon coeur qui a livré pas moins de trois chefs-d'oeuvre (du moins à mes yeux), ce qui n'est quand même pas rien.

Le premier, si vous connaissez la bande à Margo, c'est bien sûr leur second album The Trinity sessions, album parfait, plein de reprises parfaites...
Le second, c'est leur troisième, plus aérien, moins de reprises, The caution horses. Michael Timmins y réussit des compos impeccables.

Le troisième, sorti il y a dix ans, est LAY IT DOWN, un album très différent des deux sus-cités. Tout d'abord, cette fois-ci, Michael Timmins est l'auteur de toutes les chansons, et il s'en sort haut la main ; Ensuite, il amorce leur virage électrique parfaitement (Si ce virage est réussi, la ligne droite électrique des albums suivants sera beaucoup moins convaincante). Margo est belle, les riffs sont originaux, l'album sonne comme un calme avant la tempête...
Si Lay it down n'atteint pas tout à fait le niveau de The Trinity session, il est cependant bien plus original, plus "moderne", prouvant alors que le groupe pouvait se renouveler.
Décidément, je n'y peux rien, j'aime tout ce qui est cowboys et junkies, même sans cowboy, même sans junky...

Cowboy Junkies : Just want to see (MP3)

jeudi, octobre 05, 2006

The Yellow Balloon

Pendant que mon camarade s'amuse comme un petit fou avec les personnages peu recommandables des Indécrottables, je me prends la tête à deux mains pour réfléchir...enfin pas trop longtemps sinon ça me donne mal à la tête, mais j'ai pensé à faire une liste: une machine de linge foncé, gonfler les pneus du vélo, refaire un radio nostalgie #2 puisque je vois que ça plaît à Bruno (mais je crois que c'est bien le seul), écrire un petit quelque chose sur Mellow The Band que j'apprécie beaucoup, mais ce ne sera pas pour tout de suite...
Aujourd'hui on va continuer avec le style pop tartiflette car si leur musique est légère comme une plume, l'ingestion de cette dernière à haute dose risque de provoquer des indigestions. The Yellow Balloon était un des premiers boys bands puisque l'enfant du producteur Gary Zekley qui a rassemblé autour de lui un acteur de Sitcom (Don Grady) assez populaire à l'époque plus quelques requins de studio dans le seul but de dire au monde qu'il est beau de vivre, que le suicide c'est mal, qu'il faut suivre le soleil, que je n'aurai jamais assez de ton amûr.
Surtout, ce groupe a pour particularité d'avoir été nommé d'après leur premier single, Yellow Balloon (soit dit en passant leur meilleure chanson). Une petite merveille assez proche des Beach Boys pré-Pet Sounds, c'est à dire sans le moindre buvard dans le studio (ceci-dit je ne peux être sûr à 100% ,car je n'étais malheureusement pas présent dans le studio). L'ensemble de leurs enregistrements, pas tous recommandables, a été réuni sur une compilation qui s'appelle...non je vous laisse deviner le nom.

The Yellow Balloon: The Yellow Balloon (MP3)

mercredi, octobre 04, 2006

Une couille dans le potage le 05/10 (copinage)

Un peu de pub pour cet évènement qui aura lieu demain, gratuitement, à Paris, ce gros bourg.
Brocoli est un label label rouge qui vient de sortir son 2nd CD, TU, une pièce rare de Michel Chion.
Le premier était l'album du groupe Minizza, Music for Girls. Cet album très éclectique est un surprenant mélange de musique concrète, d'électro, de chanson française... Une surprise est au rendez-vous à chaque titre : l'évident Monoball, hymne stupide à un homme ayant perdu une couille cotoie le moins évident (et magnifique) En forêt, ou la reprise/remix d'Erlend Oye qui les a révélés Winning a battle, losing the war...

Ces trois morceaux sont en écoute là.

Le site du groupe Minizza (avec son excellent graphisme tout rigolo) est là.

Le site du label Brocoli (avec les infos du concert de demain) est par là

L'espace myspace du label est ici

Vous pourrez entendre demain :

  • Rainier Lericolais - clavier bien tempéré no.1 (laptop)
  • Minizza - ode to Terrence Malick - Aquarium - spoken words, field recordings, saxophone, harp, electronics
  • Michel Chion - exceptionnal appearance of the guru of musique concrète, for the release of Tu
  • David Fenech - prepared guitar & voice
  • Pierre-Yves Macé - creation of the first version of his Passages - tapes, laptop, ipod
  • Daniel Palomo Vinuesa and Pascal Dalmasso - saxophone/guitar & computers duo, to celebrate the release of L'homme approximatif (Radio France/Signatures)
  • Discipline - drones & atmospheric guitars - industrial ambient

En plus, un des gars de minizza, il aime les lapins, c'est dire s'il est gentil et s'il mérite que vous jetiez une oreille sur tout ça !

mardi, octobre 03, 2006

The return of the space cowboy

La Sunshine Pop, ce ne sont pas seulement de grands niais à coiffure de Playmobil et des filles en grande toge blanche à l'hygiène douteuse, courant pieds nus sur le sable en levant les mains au ciel.
Non, vous n'y êtes pas du tout. Ils aimaient aussi les feux de camp, dévaler les vertes pentes avec Laura Ingalls, les visages burinés, le toucher rectal des chevaux. Bref, ils aimaient les coboilles.
Et je le prouve: deux maîtres étalon du genre Harper's Bizarre (tiré d'un de leurs albums les plus mal aimés) et Curt Boettcher (parce que ça fait un moment que je n'ai rien mis sur ce gars-là) vous prouvent qu'on peut aimer John Ford et la musique psychédélique.

Harper's Bizarre: When I was a CowBoy (MP3)
Curt Boettcher: Astral CowBoy (MP3)

lundi, octobre 02, 2006

Trois Lenny

Lenny Bruce, humoriste américain talentueux et provocateur décède en 1966. Je vous invite à voir le merveilleux film de Bob Fosse, Lenny, si vous désirez le découvrir.

Sa mort laissa une cicatrice importante chez les folksingers. Lenny partageait les mêmes cabarets qu'eux, la même rage d'en découdre, la même volonté protestataire.
Si bien que trois d'entre eux, et pas des moindres, écrivirent des chansons à sa mémoire : Tim Hardin, Phil Ochs et Bob Dylan.

Les deux premiers s'en tirent bien mieux que leur illustre confrère en livrant deux poignants hommages à Lenny Bruce. Peut-être parce que ces deux-là étaient bien plus proche de l'humoriste que ne l'était Dylan. Hardin et Lenny Bruce partagèrent le même appart (et peut-être les mêmes seringues, mais là, michelsardou va encore me dire que je ne parle que de drogués, et il aura ENCORE raison). Quant à Phil Ochs, si la veste qu'il porte sur la pochette de Pleasures of the Harbour a appartenu à Lenny Bruce, ce n'est pas par hasard (cf. photo ci-contre !).


Tim Hardin : Lenny's tune (MP3)-1968- extrait du fabuleux Tim Hardin 3 In concert qui ressort en Grande-Bretagne aujourd'hui même ! si c'est pas un beau post dans l'actu du jour ça !
Phil Ochs : Doesn't Lenny live here anymore - 1969 - extrait du fabuleux Rehearsals for Retirement
Bob Dylan : Lenny Bruce (MP3) - 1981 - extrait du pas top Shot of Love

& un petit sketch de Lenny Bruce pour la route : My sex education

dimanche, octobre 01, 2006

La reprise du dimanche : 45

Cette reprise du dimanche, je me la garde sous le coude depuis une vingtaine d'années. C'était au cas où l'inspiration viendrait à s'assécher. On tape dans les classiques et le tour est joué...
Quand mon loulou préféré, celui qui (pour paraphraser Philippe Garnier) chante comme un pneu crevé, s'attaque à la chanson la plus émouvante de West Side Story (donc pas gnagnagnalivinamerica), je sens à chaque fois mon coeur de pierre se fissurer et mon cynisme s'évaporer. C'est vrai qu'il patine dans les aigus, le Tom, mais je ne voudrais pas être à la place de mes sous-vêtements lorsque le final arrive...
Il est à noter que la chanson prend une couleur particulière lorsqu'on voit Tom Waits sur les photos intérieures de la pochette compter fleurette à une fillette qui est encore à quelques années de la majorité.

Tom Waits: Somewhere (MP3)

samedi, septembre 30, 2006

Radio Nostalgie

Je sens bien que je ne suis pas du tout dans la ligne officielle du parti UVUJ, mais comme je suis en pleine phase nostalgique (comprendre la musique que j'écoutais lorsque j'avais 16 ans sur mon oualquemane trop classe avec sa touche Dolby B et son égaliseur trois bandes), j'ai cru bon la partager/ l'infliger aux lecteurs du blogue.

Digital Underground
: Doowutchyalike (MP3, version courte mais on entend quand même bien the Piano Man)


Digital Underground: The Humpty Dance (MP3 avec sa ligne de basse monstrueuse)

Pour plus de détails, je vous renvoie au post précédent.

jeudi, septembre 28, 2006

Le petit marché de Jean-Pierre Coffimiamiam #1

Chic ! une nouvelle rubrique !
Inspiré par une vieille rubrique de JP Coffe disparue aujourd'hui, ce rendez-vous mensuel repose sur une contrainte financière. Prenons nos badges "Que Choisir", et Zou, allons-y !

Le concept :
- Un budget de 30€ à ne pas dépasser (frais de port compris). L'enjeu étant de dépenser encore moins.
- Trois disques à acheter avec cette cagnotte :
1) Une entrée : Un Classique "écouté & approuvé par Un Violon, Un Jambon"
2) Un plat : Une nouveauté du mois (déjà écoutée, ou simplement attendue)
3) Un dessert : Le petit plus perso. Ce peut être un de nos disques favoris, un coup de pouce, un coup de coeur, une affaire à ne pas rater....

MENU NotBilly

Entrée :
Marjory Razorblade, par Kevin Coyne : 4€55 (+2.49 de frais de port).
Chef d'oeuvre de folie folk-rock. L'album le plus abordable d'un artiste unique et déjanté en toute conscience (voir post de lundi). Tout fan de Daniel Johnston devrait posséder un album de Coyne...



Plat principal :
The letting go, par Bonnie "Prince"Billy : 8€72 (+2€49 de fdp)
Parce qu'un nouvel album de Will Oldham doit rejoindre ma collec. Parce que les quatre précédents n'étaient pas indispensables. Parce que ce gars est toujours là après 10 ans.



Dessert :
Negro Prison Blues & songs aka Prison Songs, Vol. 1: Murderous Home : 2€87 pour une édition discount batarde mais avec un bon son ou 9€00 pour une édition digne de ce nom. (+2.49 de fdp)

Le plus grand disque du monde (cf. ici). Ces enregistrements d'Alan Lomax dans ce pénitencier sont tout simplement fabuleux. Ce n'est pas de la simple musique, l'humain échappe à toute règle musicale, les chants sont toujours hors des temps, donc hors du temps.


TOTAL :
29€74
(ou 23.61 avec l'édition discount)

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MENU Michelsardou

Pffff! la galère!

Entrée:
The Silver Apples/ Contact par The Silver Apples
L'album Oar d'Alexander 'Skip' Spence étant épuisé ou hors de pris, me voilà contraint de me rabattre sur la solution de rechange qui est mieux qu'un pis aller, parce qu'ils sont à la base de tous les courants musicaux dont on voudra bien les accabler (euh...Krautrock? Techno? New Wave? Que sais-je encore): The Silver Apples, dans un CD regroupant leurs deux premiers albums.7,85 Eur Si ça c'est pas cadeau!

Plat principal:
I am not Afraid of You and I will Beat your Ass par Yo La Tengo
On n'en a pas trop causé pour éviter le défonçage de portes ouvertes, mais purée qu'il est bon, cet album! (7,98 Eur)

Dessert
:
Sex Packets
par Digital Underground
Un vieux souvenir d'adolescence boutonneuse que j'ai déterré avec ma vieille collec' de vinyles. Des rappeurs rigolos qui me sont allés droit au coeur à l'époque où je ne jurais que par George Clinton et toute sa clique, samplant allègrement ce dernier et ses différents avatars (OK tout le monde l'a fait mais, et d'une c'étaient les premiers, mis à part De La Soul, et de deux il n'y a pas de et de deux). Un concept album fumeux qui parle de l'apparition d'une drogue révolutionnaire permettant d'avoir des relations sexuelles virtuelles (ouf!). Leur premier et meilleur album, ils se sont un petit peu trop pris au sérieux par la suite (6,99 Eur).

Plus tard, un mythe s'est écroulé lorsque j'ai appris que Money B, Humpty Hump et MC Blowfish étaient en fait la même personne.

TOTAL:
22,82


Ah! NotBilly je te bats à plate couture!
Bon OK, tu étais parti en premier, c'est pas juste, tout ça...

PS: On s'est servis d'Amazon mais promis, on en prendra un autre la prochaine fois.

mercredi, septembre 27, 2006

Die Young, die young !

Michelsardou y fait rien qu'à dire que je mets que des cowboys alcoolos drogués sur ce blog...
Et le pire, c'est qu'il a raison...

Alors, comme je n'aime pas contredire mon virtual-copain, je vais m'enfoncer.

Faron Young est l'idole de mon idole, Phil Ochs. Forcément, je lui ai donc prêté une oreille. Et, désormais, il ne veut pas me la rendre, mon oreille , ce voleur ! Il serait même coutumier du fait : Faron aurait piqué la femme de son rival (Hank Williams dont nous parlâmes il y a peu), les droits de leurs chansons à certains auteurs, la bière du gars du bar d'en face...

On retrouve clairement chez Ochs cette influence (particulièrement dans se deux derniers albums : Greatest hits et Gunfight at Carneghie hall) ; les deux hommes ayant également en commun leur ivrognerie et leur geste final (pendaison pour Ochs en 76, revolver pour Young en 96). Si Young était de la génération précédente, il vécut plus vieux que son admirateur, ce qui n'est pas sans une certaine ironie pour l'auteur de la chanson Live fast, love hard, die young.

Young n'a pas fait que boire, il a aussi lancé Willie Nelson, Don Gibson (qui fut complice d'Ochs) ou Kris Kristofferson, soit trois raisons de plus pour qu'il m'interesse. Si ce nom vous dit vaguement quelquechose, c'est peut-être aussi parce que Prefab Sprout a nommé ainsi la première chanson de son Steve McQueen.

Faron Young
: Live fast, love hard, die young (mp3)


Et, parce qu'on n'est pas radin :
Faron Young : Just married


Et un certain Ben Colder se foutant de sa gueule en reprenant son tube Hello Walls (écrit par Willie Nelson) :

mardi, septembre 26, 2006

Sly and the Family Stone

En me baladant sur le site de Ween, je suis tombé sur ça, qui m'a donné une envie irrépressible de réintroduire les quelques disques que je possède de ce type dans la platine CD. Une version toute en nuances (ce piano, cette voix!) et, comme on dit à Etterbeek, la méga-classe!

(tag: défonçage de portes ouvertes)

Ween / Ween

Ben ça pour une surprise, c'est une belle surprise. C'est en faisant mes courses quotidiennes chez le disquaire du coin que je suis tombé sur cette pochette dégueulasse mais au contenu ô combien jouissif: un live de Ween.
Bon OK, ça n'a rien d'extraordinaire vu que le groupe est un des rares à activement encourager l'enregistrement de ses concerts et leur diffusion sur le net (voir cette page).
Oui mais voilà, l'enregistrement date de ma période préférée et contient la quasi-totalité des classiques sobres et de bon goût qui ont assis leur réputation. Citons en vrac Help Me Scrape the Mucus Off my Brain, Wawing my Dick in the Wind, Piss up a Rope, The HIV song. Ajoutons que les frères sont accompagnés par un groupe de Bluegrass et je suis aux anges. Seul hic, l'album n'est disponible qu'en vinyle, donc pas d'extrait. Par dépit, ce sera donc:
Ween: The HIV Song (MP3 live à Zurich)

lundi, septembre 25, 2006

Accroche-toi, pinceau !

Sur l'echelle de la folie, les meilleurs peintres sont soit les déments soit le personnel soignant.
Au pinceau, aujourd'hui, non pas Daniel J., mais un être sensible qui a suffisamment travaillé dans un hôpital psy pour ne pas prendre la folie à la légère.
Décédé en décembre 2004, Kevin Coyne était un songwriter très singulier, très fin, et dont la folie créatrice était particulièrement bouleversante d'honnêteté. Il a toujours su pervertir le blues en une sorte de plainte malade.
Une discussion virtuelle récente avec un homme de goût m'a fait ressortir mon CD de l'étagère. Merci à lui pour cette piqure de rappel.
Kevin Coyne : Mad Boy (MP3) Une vraie chanson folle.

NB : Case history... plus, l'album dont est tiré ce titre semble épuisé, d'où le lien vers un autre chef-d'oeuvre...

dimanche, septembre 24, 2006

La reprise du dimanche : 44

Comme je suis de bonne humeur, on aura aujourd'hui l'originale du dimanche, sa reprise, sa reprise travestie et la reprise de la reprise travestie avec un tout vilain son 80's plein de réverb' sur la batterie. On est comme ça ici, car si on ne peut plus faire bombance le dimanche, quand le peut-on, je vous le demande?! Bref...

1961: un jeune auteur de l'écurie Stax, William Bell (merci STGW) publie son premier 45t: You don't Miss Your Water (Till The Well Runs Dry). Une complainte qui donne envie de chanter à tue-tête en l'écoutant et qui illustre le vieil adage "en amour on est toujours deux: l'un qui souffre et l'autre qui s'emmerde", sauf que là, les rôles sont inversés après la rupture. L'homme sûffre le martyre, se tape la tête contre les murs, il se mortifie.
Ce titre sera un immense succès, malheureusement sans suite immédiate pour cause de service militaire, au point qu'Otis, la star du label et fabricant d'ascenceurs respecté, en fera fissa une reprise ici incluse.

1968: The Byrds se lancent dans un pharaonique projet de double album recouvrant toute l'histoire de la musique américaine, allant du Folk à la Country en passant par le Jazz. Evidemment ça ne va pas se passer comme ça puisque le jeune organiste recruté pour l'occasion va faire, à l'image de ce qui s'est passé en Thaïlande, un coup d'état fort apprécié par le groupe qui les verra se concentrer exclusivement sur le genre Country (on va appeler ça comme ça parce qu'on est fainéants) et faisant un album de reprises agrémenté de deux chansons originales, peut-être le meilleur album des Byrds car le moins inégal.
Ah oui, il y avait You Don't Miss Your Water, dans le tas. Une version qui m'a fait comprendre deux trois choses sur la Cosmic American Music.

William Bell: You Don't Miss Your Water (MP3)

Otis Redding: You Don't Miss Your Water (MP3)

The Byrds: You Don't Miss Your Water (MP3, attention il ne s'agit pas de la version album mais d'une prise chantée par Gram Parson restée inédite pour une histoire de gros sous)

The Triffids: You Don't Miss Your Water (MP3, groupe sur lequel je ne connais pas grand chose mais je pensais que l'inclure dans le billet me donnerait l'air intelligent)

samedi, septembre 23, 2006

KC rules OK

Le champion toutes catégories du folk britannique neurasthénique et, c'est une exclu, n'est pas de retour cette année. Trois albums l'année dernière (dont un en forme de best of tripatouillé par The Earlies) et rien cette année...c'est à désespérer de l'Ecosse, des Ecossais et de la souriante contrée qu'est Fyfe (pour y avoir bossé quelque temps, je comprends pourquoi les gens aiment tant se droguer).
Bref, cette faignasse de King Creosote a tout de même sorti un 45t ultra limité reprenant un des morceaux de KC Rules OK, agrémenté de deux inédits sur lesquels je n'ai toujours pas réussi à poser ma grosse main poilue. Alors le prétexte sera ça:

King Creosote: You Are Could I (MP3)

mais aussi:

King Creosote: Bootprints (Hot Chip Remix/ MP3)

et souvenez-vous de:

King Creosote: Grace (Jeff Buckley cover/ MP3 via apqh d'il y a un moment, je crois)

vendredi, septembre 22, 2006

Le beat est bon !

Nous ne mettons pas souvent de Rap sur ce blog (Qui a dit jamais ?)
Ce n'est pas pour autant qu'on n'aime pas...

En voilà, un dont le beat est bon. Un rap rural d'un dénommé Kamini sur son bled de Marly-Gomont, en Picordie, hein, au moins... Yo, hein, eul'chtyo solut aux picords qui sont bein sympos, au moins, et schpéciole dédicoce au rocker néo-ricain muté lo-bos, hein, au moins.


Marly-Gomont (Audio)
Kamini : Marly-Gomont (MP3)


Je vous conseille toutefois la vidéo (il faut être patient, la laisser se charger, mais ça vaut le coup)

Je n'ai pas trouvé grand chose sur ce gars, je serais pourtant partant pour tenter d'autres titres...

jeudi, septembre 21, 2006

Mark Spoelstra


Hey ! Je l'attendais tellement que je ne l'attendais plus ! J'ai failli louper ça !
Une réedition de Mark Spoelstra ! ENFIN ! Ils ont mis leur temps !

Je cherchais un de ses albums 60's depuis des lustres, des lustres et des lustres ! (une bonne grosse dizaine d'années !)
Je fais des gros mimis à Collector's choice qui, une fois de plus, sort un bon vieux folk-singer des familles des placards.

Mark Spoelstra est une vraie figure des 60's, un des nombreux chanteurs que Dylan a occulté par son succés. Spoelstra fait parti des tous meilleurs, avec, bien sûr, mes chers Phil Ochs, Eric Andersen et consorts...

L'album est magnifique, un parfait compagnon à The Freewheelin Bob Dylan, All the news that's fit to sing ou Today is the Highway. Attention, c'est bien du folk urbain, pur produit de Greenwich, Broadside etc. Ne vous attendez pas à du Fred Neil, du Tim Hardin ou du Tim Buckley. C'est entre Tom Paxton (en moins feu de camp) et Andersen (en moins romantique). Spoelstra a une belle barbichette, une belle voix douce et un beau jeu de guitare...
Oh, et puis zut, pourquoi je m'embête, vous voyez la pochette ? Eh bien, elle donne le ton exact du disque !

Mark Spoelstra: Ballad of 12th avenue (MP3) - La plus belle chanson de l'album...

mercredi, septembre 20, 2006

Jeune racaille

Ce n'est peut-être pas le titre le plus connu des Young Rascals, mais il est Live...
Et ça dépaute !

The Young Rascals - Mickey's monkey

Felix Cavaliere, le chanteur-organiste, avait rejoint, fin des années 80, les Disciples of soul du père Little Steven, homme de goût (musicalement du moins, parce qu'en matière vestimentaire..).

Plein de bonnes chansons des (young) Rascals sur le Juke-box du site de Felix Cavaliere

mardi, septembre 19, 2006

The White Stripes VS Bart

Les gars de fox savent-ils qu'ils parodient une vidéo réalisée par un (horreur!) bouffeur de grenouille?
Ceci dit c'est pas mal, comme parodie.


via Idolator

lundi, septembre 18, 2006

Yodleyodleouuu!

Aujourd'hui j'ai eu envie de réentrendre de yodldldledle suite aux deux derniers billets de mon collègue qui ne fait rien qu'à mettre des drogués, des calcinés dans le désert et des cosmonautes russes sur ce blogue.
Alors moi j'ai eu envie de mettre des yodle, oui, mais des yodle funky. Il s'agit bien sûr du plus grand groupe de culs terreux venus du Canada. Il s'agit du groupe qui aurait pu reprendre l'intégrale de Céline Dion que j'aurais trouvé ça formidable. Le groupe que tout le monde connaît mais dont pas mal de gens passent devant sans le regarder. Le groupe qui me rend tellement admiratif qu'à ce point, ça tient de l'hypnotisme. Le groupe qui, si on l'évoquait en mal, pourrait me faire perdre le sens de l'humour glacé et sophistiqué qui me caractérise.

The Band: Up On Cripple Creek (MP3)

dimanche, septembre 17, 2006

La reprise du dimanche 43


Hier, on pouvait nous entendre soupirer "Vivement Dimanche !" à des lieues à la ronde...
Nous y voici, nous y voilà !

Voici donc, pour aujourd'hui, les version de Lovesick Blues par :
Jerry Lee Lewis : Rock'n'Roll'n'Country, le killer en fait une version qui tue la mort.
The Spotnicks : Instrumental en déguisement de cosmonautes (mais ça s'entend peu, les déguisements)
Gram Parsons : version ange déchu
Beck : bootleg un peu fénéant, mais toujours bien pour s'amuser

A suivre...

samedi, septembre 16, 2006

Hank yodèle

Lovesick blues est une chanson formidable immortalisée par ce grand camé d'Hank Williams chéri.

Je possède une tripotée de versions de cette chanson...
Hank Williams, Jerry Lee Lewis, Patsy Cline, The spotnicks, Emmett Miller & his georgia crackers, Marty Robbins, Beck, Madeleine Peyroux, Leon Redbone, Eric Andersen

Je vous en mettrai une ou deux un dimanche (Jerry Lee notamment), mais, comme on est samedi, je suis obligé de mettre l'original, sinon, michelsardou y me tape, ce méchant. J'ai entendu cette chanson pour la première fois dans la bouche de ce bon vieux Léon et j'ai bêtement cru que c'était un titre de Jimmy Rogers, grand yodeleur country dont on reparlera. J'aime bien ces yodels dans la country, ça échappe au modèle ricain, ça a une étrangeté sympathique, surranée.

Allez, Zou, Hank, une piquouse dans ta bagnole sur le parking du Grand Ole Opry et c'est parti :
Hank Williams : Lovesick Blues (MP3)

mercredi, septembre 13, 2006

Chanson, mon amie

Nous sommes parfois redevables envers certaines chansons d'une part de ce qui fait notre vie.
Ces chansons nous ont donné la force d'accomplir ceci, nous ont accompagnés dans telle situation, nous ont remonté le moral dans telle autre,...

Il est temps, dix ans après l'avoir chantonnée un moment, que je paye mon dû à celle-ci qui, en trottant dans ma petite tête, m'avait bien aidé à ouvrir mes yeux embués...

J'aime cette chanson. Je l'embrasse, tendrement. C'est une amie qui m'est très chère. Je vous la présente, elle peut vous venir en aide un de ces quatre...

Woody Guthrie : More pretty girls than one (mp3)

mardi, septembre 12, 2006

Trainspotting

Pour commencer ce billet, il va falloir que j'avoue deux choses:
1. Ce titre est le plus fainéant de toute l'histoire du mp3audioblogage.
2. J'ai ouï ce groupe pour la première fois grâce à l'excellent podcast de Jérome Colin, Vox dont le site se trouve ici. Je n'aime pas trop piquer aux gens, mais je n'ai pas pu m'empêcher, gnnnnnn!

Voilà, c'est dit. On passe à l'essentiel: ce morceau (le deuxième) est une des meilleures choses que j'ai entendue depuis un long moment dans la veine des Men In Black qui ne sourient que lorqu'ils sont attaqués à l'acide sulfurique.
Un EP sorti en 2006, un jeu de scène apparemment très impressionnant (le groupe se grime sur scène en cheminots), une musique quelque part entre les défunts Tindersticks (ou Jack), les défunts Codeine et les défunts Cocteau Twins. Une musique de croque-morts, oui, mais impressionnantissimante. Au fait le groupe s'appelle Iliketrains et flotte à des kilomètres au dessus du tout venant miséreux:

PS: Ai-je oublié de mentionner que c'était vraiment bien.

lundi, septembre 11, 2006

Crotte alors !

Mon copain virtuel étant certainement en train de décuver de son week-end, le blog est à la dérive entre mes mains de malade (yark yark yark). Je peux en profiter pour dire n'importe quoi (Je peux, par exemple dire : "profitons des profiterolles", il ne peut rien contre mes mains de malade, yark yark yark)...

Alors, soyons fous, soyons malades. Et proposons à vos oreilles de mélomanes des extraits du premier opéra crotte-rock (sic.) de l'histoire de l'humanité. C'est une sorte de Notre-dame-de-Paris sans Garou mais par le Didier-Super-sans-plomb-98-de-la-low-fi-poésie-dark-de-Limoges, Sylvain Courtoux, grand amateur de A-ha ce qui ne ne s'entend pas.

On trouve un premier extrait sur T.A.P.I.N. : La poésie est ma petite amie (MP3).

Si vous êtes assez malade pour, comme moi, aimer ce genre de couillonades supersoniques, il y en a quelques autres sur son myspace. Chic chic chic !

dimanche, septembre 10, 2006

la reprise du dimanche : 42

Tim Hardin a repris plusieurs fois cette chanson de Bo Diddley (écrite par Willie Dixon). Il existe une version enregistrée à l'époque de This is Tim Hardin et sortie tardivement pour la première fois sur le double "Hang on to a dream". Il la reprend ensuite sur le très méconnu et très sous-estimé Painted head.

De toutes façons, tous les albums de Tim Hardin après le fabuleux Tim Hardin III et avant Tim Hardin I sont sous-estimés, sauf peut-être Suite for Susan Moore & Damion et Homecoming concert qui sont (un peu) surestimés.
Les maisons de disques ont eu la bonne idée de ressortir Bird on the wire, mais pour les excellents Unforgiven et Painted head, on peut se gratter... Certes, ils contiennent peu de nouvelles compositions d'Hardin qui planait à 800 miles high, au plus bas, à cause de la dope, mais ses reprises (de Newman, Dixon, etc. ) sont fabuleuses. Nine n'est pas si mauvais que ça non plus. S'il est mort en 1980, la plupart des critiques et des mélomanes semblent l'enterrer en 68 ! Grrrrrrrrrrrrrrrrrr !

Tim Hardin : You can't judge a book by looking at the cover (mp3)

samedi, septembre 09, 2006

Dream letter de rêve !

Il y a des évidences qui vous pètent à la gueule.

J'écoutais quelques albums excellents ces jours-ci, et je me dis, "Mon garçon (je m'appelle parfois "mon garçon"), si tu te remettais ce bon vieux disque que tu aimais tant".

Et je le mets dans mon mange-disque.

Et là, il y a des évidences qui vous pètent à la gueule. Comme la différence entre un excellent disque et un chef d'oeuvre. Et puis il y a cette bizarrerie qualificative que l'on ajoute parfois : "chef d'oeuvre absolu". Peut-être pour distinguer le disque excellent surestimé du véritable chef-d'oeuvre, quand l'évidence vous pète à la gueule...

Quand je revois Les Temps Modernes (ou La soif du mal), je me reprends une énorme claque. On sait déjà que c'est très bien, que c'est un très grand film, mais, en le revoyant, on s'aperçoit que le "chef-d'oeuvre" distance "l'excellent film" d'un bon millier d'années lumière.
On oublie ensuite peu à peu ce qui fait que ce livre, ce film, ce disque est une oeuvre à part, et, quand on s'y replongera chaque seconde nous étonnera de nouveau par sa perfection.

Je viens donc de remettre Dream letter de Tim Buckley, un live à Londres de 1968.

Et là, ça a pété à ma gueule...

Dream Letter est, de loin, son meilleur disque, et Dieu sait qu'il en a fait que j'adore, des bons, d'excellents même.

Ce concert est indescriptible car chaque seconde est une surprise, sur chaque note Buckley tente quelque chose avec sa voix, chaque reprise est une invention. C'est un disque parfait sans être un de ces disques "trop" parfaits, dont la perfection ennuierait.

Un de mes disques préférés.

Tim Buckley : The earth is broken (MP3)

vendredi, septembre 08, 2006

Born To Be with You

Mon collègue, il fait rien qu'à m'embêter à mettre des trucs que je ne connais pas (ou mal). Après j'aime, ça m'intrigue et me voilà à rechercher frénétiquement tout ce qui concerne Dion dans sa période noire des années 70.
Car voilà, Dion est une super-méga star du Doo Wop et du Rock'n'Roll des débuts, de la trempe d'un Elvis, d'un Lewis, d'un Buddy Holly (avec qui il devait partager l'avion qui a fait boum avant un empêchement de dernière minute) à qui on ne prête de l'importance que dans les années 50/60, avant une légère reprise d'intérêt chez certains nostalgiques lors des années 90.
Le reste? Un trou noir. Impossible de trouver de trouver le moindre album chez les disquaires en ligne, pas en ligne, les magasins d'occasion, en CD, en vinyle, en 78t, en cassette, sur les réseaux P2P... Oui, j'exagère un peu, mais un des albums les plus trouvables reste la collaboration de Dion avec Phil Spector en 1975, à qui l'on avait donné carte blanche pour travailler avec l'artiste de son choix.
Alors ça s'est fait...
Dion, qui à l'époque marchait sur l'eau mais n'en vendait pas une, accepta sans rechigner. Et ce fut la grosse catastrophe: des dizaines de musiciens, quinze guitaristes, trois batteurs, deux bassistes, un grand portanouac' généralisé (pour celui qui ne travaillait qu'en petit comité), Springsteen rendant visite pendant les sessions d'enregistrement pour un accueil plus que glacial de la part de Spector ce gros jaloux, des drogues alors que Dion avait décroché son aiguille du bras quatre ans auparavant. Tout ça pour un album qui ne sortira jamais nulle part, si ce n'est au Royaume Uni.
Et puis à la fin des années nonante, Dizzie Gillespie (le trompettiste des Primal Scream au teint de déterré) pose en une d'un gros canard anglais avec la pochette sur le coeur, un buzz se crée. Réédition. Les dithyrambes s'ajoutent aux flatteries: "a life changing experience" "absolutely stunning" "le disque qui est à ta vie ce que l'eau est au Ricard".
Personnellement je n'irai pas jusque là puisque j'ai toujours eu le plus grand mal avec les productions de Spector, un brin étouffe chrétien, et la plus grande tendresse pour les modulations et la finesse de la voix de Dion; et le moins que l'on puisse dire est que les deux ont plus ou moins tendance à ne pas très bien se compléter, voire à s'anhiler.
Un ratage donc? Oui mais un ratage magnifique, une boursouflure, un truc extraordinaire qui a un goût de reviens-y-malgré-toi, une merde au goût sublime, un album renié par ses propres auteurs.
Et puis c'est le seul de l'époque qu'on arrive à trouver dans le commerce.

Dion:

mercredi, septembre 06, 2006

Le coup de boule de Zimmermine Dylane

Vous avez remarqué, le dernier Dylan est comme le coup de boule de Zidane : Tout le monde a un avis dessus... et on entend beaucoup de couillonades.
Je vais regarder le match France-Italie en écoutant Modern Times.

Il est pourtant simple, l'avis à porter sur cet album... Quatre Boogies comme il les pond depuis plus de 40 ans (bof...) et six merveilles... C'est donc un bel album, un album qu'on porterait aux nues s'il avait été mauvais précédemment. Ce n'est pas un album anodin. On en reparlera après de nombreuses écoutes, lors de la sortie du suivant..
Plutôt, que de vous mettre un MP3 (vous avez l'album, non ? ;) ), voilà le clip avec scarlett... (Et le bouquin de Woody, Bound for Glory). Je vous laisse, le match de Dylan commence...

lundi, septembre 04, 2006

Harmonicandwich !

C'est la rentrée. Et la rentrée, c'est pas rigoulo, rigoulo...
Et moi, j'ai plus envie de rigouler que de rentrer.

Alors, bon, on vous a déjà habitué aux couillonades,non ?



Robbie Krieger, John Sebastian, Peter Noone, Mark Lindsay, Richie Havens, and Spencer Davis... et Al Bundy !

dimanche, septembre 03, 2006

La reprise du dimanche : 41

Ah ah! Aujourd'hui c'est décidé, la reprise du dimanche va coller au plus près de l'actualité car c'est cette semaine que va sortir le nouvel EP de Polyphonic Spree qui sera quasi-exclusivement composé de reprises.
Ce qui est un peu bizarre pour un groupe qui passe son temps à copier les Flaming Lips (soit le coup de la mélancolie joyeuse avec beaucoup de trompettes autour et un final presque toujours en crescendo).
Oui mais je les aime bien et je dois bien reconnaître que je les suis depuis le début, alors...alors...alors...ils reprennent Nirvana et je n'ai rien à dire sur Nirvana (aimés, vus en concert et pas réécoutés depuis plus de 10 ans).
Mais la semaine prochaine sera drôlement plus intéressante.

The Polyphonic Spree: Lithium (MP3, via ce blog)

samedi, septembre 02, 2006

Pop Levi #3

J'en parlais ou il y a un an, il y a un siècle, il y a une éternité, mais le bougre n'est pas du genre rapide: Pop Levi a enfin sorti un objet physique, palpable et palpé par mes mimines moites qui laissent des traces sur la belle pochette.
Bon, ce n'est qu'un EP mais l'album est impatiemment attendu pour janvier 2007.

Pop Levi: Blue Honey (MP3)


PS: Des gens bien intentionnés me parlent d'affichage fantaisiste du blog lorsque navigue sur Explorer. Serait-ce la même chose chez vous?

vendredi, septembre 01, 2006

Seul (avec le hibou)

J'ai connu Jason Molina avec un hibou, il n'était pas seul, il avait Songs:ohia avec lui, c'était avec cet album magnifique :
Puis je l'ai perdu de vue, Impala ne m'emballant pas.
Ensuite, je l'ai retrouvé, avec un hibou, sur un autre album somptueux, et les Songs:Ohia devenaient Magnolia Electric co.Le revoila, seul. Un album vinyl, seul. Sans les Songs:ohia, sans Magnolia Electric co, seul. Seul sur la pochette, sans hibou......Sans hibou en apparence seulement, car le titre d'une des plus belles chansons de la Galette du Molina nous donne cet indice qui signale ses meilleurs disques : Seul avec le hibou.
Il a un problème avec les chouettes et les hiboux ce garçon... et c'est tant mieux pour nous, le disque est à pleurer.
Jason Molina : Alone with the Owl (MP3)