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dimanche, mars 11, 2007

La reprise du dimanche : 64

Oh la reprise casse-gueule! Oser s'attaquer au grand Jacques! Et en anglais en plus! Mais ils ne respectent rien!
Il faut que j'avoue que cette reprise du dimanche part du week-end dernier, passé à Amsterdam, à écumer les nombreux et excellents magasins de vinyle que cette pluvieuse cité compte en masse. Chez un disquaire / marchand de pommes (authentique!), le tenancier est vaguement accoutré en moine. Je rentre. Au milieu de centaines de disques de classique, de 78t, un coin réservé aux vieilleries Rock. J'y fonce. Un client a son auguste postérieur posé juste devant la lettre D. Je lui demande de se pousser, il me regarde d'un oeil torve. Et là, paf!
LE Dion, celui à la pochette affreuse, le seul qui manquait à ma collection de la période 68-75.
Dion à son plus austère, seul à la guitare, avec dessus cette reprise foudroyante de "Quand on n'a que l'amour".
Alors des reprises en anglais, il y en a. Des tonnes, même. Chantées par des superstars. Mais aucune n'a cette tenue, ni cette interprétation a vous faire hérisser le poil, qui n'a jamais le mauvais gout de tomber tout à fait dans le pathos.
Comme le dirait mon estimé camarade: c'est beau, c'est bon, c'est Dion.
Dion: If We Only Have Love (mp3) + un deuxième lien, parce qu'on ne sait jamais.

samedi, janvier 13, 2007

NotCéline

Voilà qui devrait remplir de joie mon estimé camarade, que dis-je, lui faire faire des sauts de cabri sur son siège. Car si il y a bien une passion musicale qui nous unit, c'est celle que nous avons pour la période 60's/ 70's de Dion (voir ceci, ou encore cela).
Cette chanson est celle qui a relancé (momentanément) sa carrière en 1968.

Dion: Abraham, Martin and John (mp3)

Ah oui, pour ceux qui l'ignoreraient, Dion est une superstar du rock des années 50, responsable des classiquissimes The Wanderer ou encore Runaround Sue. Nous, on l'aime surtout dans sa période has-been (sa période Folk), mais il faut reconnaitre que certains de ses morceaux des 50's ont sacrément de la gueule, voire des mélodies crampon. Un exemple:


Dion: Runaround Sue (mp3)

vendredi, septembre 08, 2006

Born To Be with You

Mon collègue, il fait rien qu'à m'embêter à mettre des trucs que je ne connais pas (ou mal). Après j'aime, ça m'intrigue et me voilà à rechercher frénétiquement tout ce qui concerne Dion dans sa période noire des années 70.
Car voilà, Dion est une super-méga star du Doo Wop et du Rock'n'Roll des débuts, de la trempe d'un Elvis, d'un Lewis, d'un Buddy Holly (avec qui il devait partager l'avion qui a fait boum avant un empêchement de dernière minute) à qui on ne prête de l'importance que dans les années 50/60, avant une légère reprise d'intérêt chez certains nostalgiques lors des années 90.
Le reste? Un trou noir. Impossible de trouver de trouver le moindre album chez les disquaires en ligne, pas en ligne, les magasins d'occasion, en CD, en vinyle, en 78t, en cassette, sur les réseaux P2P... Oui, j'exagère un peu, mais un des albums les plus trouvables reste la collaboration de Dion avec Phil Spector en 1975, à qui l'on avait donné carte blanche pour travailler avec l'artiste de son choix.
Alors ça s'est fait...
Dion, qui à l'époque marchait sur l'eau mais n'en vendait pas une, accepta sans rechigner. Et ce fut la grosse catastrophe: des dizaines de musiciens, quinze guitaristes, trois batteurs, deux bassistes, un grand portanouac' généralisé (pour celui qui ne travaillait qu'en petit comité), Springsteen rendant visite pendant les sessions d'enregistrement pour un accueil plus que glacial de la part de Spector ce gros jaloux, des drogues alors que Dion avait décroché son aiguille du bras quatre ans auparavant. Tout ça pour un album qui ne sortira jamais nulle part, si ce n'est au Royaume Uni.
Et puis à la fin des années nonante, Dizzie Gillespie (le trompettiste des Primal Scream au teint de déterré) pose en une d'un gros canard anglais avec la pochette sur le coeur, un buzz se crée. Réédition. Les dithyrambes s'ajoutent aux flatteries: "a life changing experience" "absolutely stunning" "le disque qui est à ta vie ce que l'eau est au Ricard".
Personnellement je n'irai pas jusque là puisque j'ai toujours eu le plus grand mal avec les productions de Spector, un brin étouffe chrétien, et la plus grande tendresse pour les modulations et la finesse de la voix de Dion; et le moins que l'on puisse dire est que les deux ont plus ou moins tendance à ne pas très bien se compléter, voire à s'anhiler.
Un ratage donc? Oui mais un ratage magnifique, une boursouflure, un truc extraordinaire qui a un goût de reviens-y-malgré-toi, une merde au goût sublime, un album renié par ses propres auteurs.
Et puis c'est le seul de l'époque qu'on arrive à trouver dans le commerce.

Dion:

dimanche, juin 11, 2006

La reprise du dimanche : 33

Première victime collatérale de la canadienne idole des jeunes filles en rose, Dion, ex-idole des jeunes lui-même, voit ses albums introuvables sur internet, perdus dans le flot de variétoche de son homonyme titaniquesque.
Il ne faut pourtant pas oublier ce garçon. Auteur de Hits impeccables (the wanderer, Runnaround Sue...), Dion saura, à la fin des 60's tenter autre chose que la pop sucrée qu'il maîtrisait à merveille. En pleine vague folk, il a délivré cet album magnifique, où il combine compositions originales et reprises inventives (Fred Neil, Dylan,...).
La plus inventive de toutes, j'en avais parlé dans un commentaire de ce blog alors que je n'avais pas rejoint la direction générale de l'entreprise, est celle, méconnaissable, du Purple Haze de Jimi Hendrix.
C'est à la fois amusant de voir une telle déconstruction/reconstruction, et étonnant de voir une telle lecture alors qu'on n'assiste plus, de nos jours, à ce type d'exercice qu'au second degré.
C'est beau, c'est bon, c'est Dion.
Dion : Puple Haze (mp3)