jeudi, janvier 04, 2007

Gumbo houba houba!


C'est sûr que l'année 2007 ne commence pas sous les hospices de la modernité qui va triompher sur ce blog. Par avance, je m'en excuse. Tenez, à l'heure où j'écris ces lignes, je suis en train d'écouter le nouveau LCD Soundsystem, c'est dire comme je ne suis pas qu'un triste déconnecté grisonnant. Vous êtes impressionnés là? Ah non? Ah bon.

Ben puisque c'est comme ça, je vais continuer dans la veine du petit candide qui fait part de ses dernières vieilles marottes. Car si je connais Dr John de loin depuis au moins une vingtaine d'années, le peu que j'avais vu/ lu/ entendu ne me poussait guère à l'indulgence: un vieux barbu qui se posait en tant que conscience omnisciente de toute la musique de la Nouvelle Orléans et au son plus plan-plan tu meurs. En un mot: beurk!

Et puis je ne sais pas ce qui m'a pris, probablement ce passage dans The Last Waltz (le film de Martin Scorcese) où un sourire et un magnétisme réjouissant ont suffit à attirer mon attention, puis un passage chez un magasin de vinyles dont deux se proposaient à mes yeux: un avec The Meters en backing band (ouah!) mais à la pochette affreuse, et l'autre proposant en une une magnifique tête de merlan frit stupéfié. J'ai acheté ce dernier en me promettant de revenir à l'autre plus tard.

Renseignement pris une fois le disque sous le bras, il apparut qu'il s'agissait de son tout premier album. Je le pose sur la platine et ce fut un coup de tête-balayette comme je n'en n'ai plus connu depuis que j'ai découvert The Band. Je ne sais même pas par où commencer alors ce sera par ordre alphabétique:

A comme Afro-Américain, d'ailleurs plus Afro qu'Américain
B comme bayou
D & E comme Espèce de sale Drogué
F comme Funk
J comme jamais entendu ailleurs et xcomme j'arrive plus à mettre autre chose sur la platine
P comme psyché et comme pas clair
R comme Rock
V comme voix parce que bon quand même

Je me garde un temps de réflexion pour les c, g, h i, k l m, n, q, s, t, u, w, x, y, et z et j'y reviens dans une heure, mais autant dire qu'avec de tels morceaux, le blog pète le feu en ce début d'année (il faut dire qu'avec un ragout pareil).

Dr John:
Gris-Gris Gumbo ya ya (mp3, voir l'article de All Music au sujet de ce monument)
Mama Roux (mp3)

Du coup, je suis en train de me taper toute la discographie en ordre croissant.

5 commentaires:

Anonyme a dit…

ah oui, houla, moi aussi mama roux m'avait marqué sur une compilation souljazz que je conseille à tout le monde du coup, il y a également dessus un morceau de toute beauté de Aaron Neville

http://www.dustygroove.com/item.php?id=93khfwhj3x&ref=browse.php&refQ=kwfilter%3DNew%2BOrleans%2BFunk%2B...%2BCD%26amp%3Bincl_oos%3D1%26amp%3Bincl_cs%3D1

michelsardou a dit…

Je le refais voir si ça marche:
http://www.dustygroove.com/item.php?id=93khfwhj3x&ref=browse.php&refQ=kwfilter%3DNew%2BOrleans%2BFunk%2B...%2BCD%26amp%3Bincl_oos%3D1%26amp%3Bincl_cs%3D1

Bref, le plus impressionant est que Mama Roux est certes une des chansons qui accrochent le plus l'oreille, mais le reste de l'album est ABSOLUMENT au niveau, et je pèse mes mots, l'album est une vraie tuerie.

Le reste de sa discographie me semble aller decrescendo, mais j'y reviendrai, puisque je suis en train de décortiquer tout ça depuis un mois et demi.

Kill.Me.Sarah a dit…

Dr John's gumbo est remarquable aussi (en plus d'avoir une très belle pochette), avec ce premier album qui est une merveille.
Après je suis moins client du Dr...

ed a dit…

Sur Gris-Gris, il y a aussi et surtout I walked on guilded splinters, qui m'avait limite mis en transe lors de la seule fois où j'ai pu voir le doc en concert. C'était d'ailleurs pour la tournée du Duke Elegant, the Doc plays the Duke, son hommage (réussi) à Duke Ellington, et s'il est vrai que la suite de la carrière du Night Tripper après In the right place est inégale (à part l'indispensable Going back to New Orleans, qui risque malheureusement de confirmer certains clichés... et j'avoue une faiblesse pour In a sentimental mood, les soirs un peu romantiques...), il retrouve une certaine jeunesse actuellement, entre le magnifique N'Awlinz : Dis Dat or Dudda (avec Randy Newman, Marvis Staples, BB King ou Willie Nelson - il faut écouter Marie Laveau !!!) et son bel hommage à Jonny Mercer sorti cette année. A noter également ce Sippiana Hurricane en hommage aux victimes de Katrina, que nous n'avons pas eu la chance d'avoir en France autrement que par import... Voilà voilà, pardon pour la longueur, mais le Doc est un de mes chouchous...

michelsardou a dit…

Non tu as bien fait, personnellement je n'en suis qu'à quatre albums, soient Gris Gris, The Sun Moon and Herb, In The Right place et Gumbo.
Le problème est que ses autres albums sont un peu durs à trouver, du moins a Bruxelles.