jeudi, novembre 30, 2006

La séquence du spectateur #3

Il est toujours extrêmement irritant d'être dérangé alors qu'on est en train d'écrire. Il existe toutefois une exception, une seule. Cette ravissante exception n'arrive qu'à George Peppard. On comprend, après ça, qu'il aime qu'un plan se déroule sans accroc.


Audrey Hepburn - Moon river (Henry Mancini)- Breakfast at Tiffanys - Blake Edwards.

Vous avez le droit de tomber amoureux.

mercredi, novembre 29, 2006

The Remains

Cette chanson, vous devez l'avoir entendue des centaines de fois. Des billets sur ce groupes, il y a dû en avoir des milliers, certainement sur de bons blogs en plus...
Meuh allez mon michou, fais-toi plaisir. The Remains, de Boston est un groupe dont la carrière est restée assez confidentielle, leur cercle de fans ne dépassant jamais la famille. Bon, tout ça ne nous change pas trop du tout-venant.

Mais voilà pourquoi je devais absolument parler d'eux: vous savez quand vous faites du vélo sur les pavés de Bruxelles et que vous êtes en descente (vous pouvez avantageusement remplacer les pavés par des cailloux lorsque vous descendez les routes de montagne. S'il n'y a pas de caillou ou pas de montagne ou vous n'avez pas de vélo, ben débrouillez-vous. Et je dis ça, mais faut pas croire, Bruxelles est drôlement pentue).

Bon, la tête s'agite frénétiquement de haut en bas, ça finit par donner mal à la tête. Et puis une fois que la pente est finie, ça remonte, mais pas trop. Et quand on est au sommet, ça fait des guilis dans le ventre.

Don't Look Back, elle fait pareil.

The Remains: Don't Look Back (mp3)

mardi, novembre 28, 2006

Le petit marché de Jean-Pierre Coffimiamiam #3

Troisième marché, & toujours seulement 30€ en poche... Il faudra penser à indexer ce budget sur l'indice du pouvoir d'achat...


Menu NotBilly

Entrée Classique :
The Complete Animals. Au moins pour la "full version" de Talkin' 'bout you & She said Yeah. Moi ça me fait sauter de partout. Bien sûr, Les Animals n'est pas un groupe fait pour le format LP. Il faut donc les écouter à petites doses, créer des écoutes de singles.

Plat du mois :
La merveille qui tourne en boucle en boucle en boucle en boucle chez moi, dans ma voiture,... Get Lonely est un des rares albums totalement indispensables cette année. The Mountain Goats au top de la montagne.

Dessert du chef :
Si les prix que j'ai trouvé pour la Complete Animals est bon, il nous reste juste de quoi nous payer l'impeccable complilation Cowboys in Scandinavia chez le toujours impeccable label Fargo. Compilée par notre impeccable Cedric Rassat national, elle présente des titres impeccables de Nicolaï Dunger, de Jose Gonzales, st Thomas, Thomas Dybdahl, Junip et tout ce qui fait de mieux comme cowboys (et cowgirls) venus du froid. Et, non, ce n'est pas que du copinage, c'est aussi du sur-mesure. Impeccable, non ?

La mise en bouche : The Animals : she said Yeah (MP3)


Menu michelsardou

Entrée Classique :
Quitte à faire classique, je vais faire très classique, voire aussi classique que la musique classique.Et Saint Karl, je l'aime, cet album. Parce que c'est Yves Montand, le plus grand retournant de la veste à la braguette perpétuellement ouverte d'origine italienne qu'on ait jamais connu en France, parce que ses roucoulades ont un petit je ne sais quoi qui me fait toujours tressaillir les épaules. Enfin parce que cet album regroupe un bon nombre des chansons contestataires que la France a produites, et qu'en plus de leur intérêt historique, ces dernières sont drôlement mélodiques.
En plus, ça changera des chansons paillardes à Noël.


Plat Principal du mois:
Vous êtes étudiant ou pauvre, ça veut dire que je ne pourrai pas chaudement recommander le dernier Tom Waits vu qu'il explose le budget à lui tout seul. En plus, si j'ai bien acheté une quantité astronomique d'albums, le nombre d'albums de 2006 que je possède doit se compter sur les deux mains de Django Reinhart. Il y aurait bien les Lemonheads, mais s'il vous plaît, soyons sérieux.
Ou alors ne le soyons pas: le Eagles of Death Metal est bien sorti il y a un ou deux mois en Europe, non? De toutes façons, on s'en branle. Voilà un des albums qui se prend le moins au sérieux de l'année, dont le seul objectif est de brancher les guitares et de s'en payer une bonne tranche et c'est totalement jouissif.
Comment ça, bas du front? Keunard!

Dessert du chef:
Je n'avais absolument jamais, au grand jamais entendu parler des Greenhornes avant que la section rythmique de ces derniers ne soit invité à faire partie du projet pas top de Jack White, The Raconteouwss. C'est à la faveur d'une boutique de disque qui fermait dans le quartier que je me suis laissé tenté, pour voir. Et le résultat y gnest pas mal du tout, un peu à la manière d'un groupe garage efficace, sans fioritures et pas déplaisant du tout (sans être génial). L'album est sorti il y a trois ans, vous le trouverez dans toutes les bonnes solderies.



Le digeo! Le digeo!
Tiré de l'album de ces mêmes Greenhornes, un chanson bramée par l'inévitable Holly Golightly qui est tellement efficace que je me demande si elle aurait par hasard été incluse dans une quelconque BO genre film de Tarantino. Si c'est pas le cas, je suis une grosse buse. En tout cas, un classique instantané.

The Greenhornes: There is an End (mp3)

dimanche, novembre 26, 2006

La reprise du dimanche : 53

On va faire un test. J'écris ces quelques mots: Michelle, ma belle sont des mots qui...
Et là, immédiatement vous vous dîtes "vieille scie".
Et oui, ce motif de guitare qui descend, le ton un peu désengagé de McCartney avant qu'il ne se reprenne sur le "I want you, I want you" où il met nettement plus de passion, le solo un peu jazzy de George Harissa.
On l'a tellement entendu qu'on n'a plus envie de l'entendre.
Mais hier en recevant l'intégrale des albums de Free Design (en vinyle et pour pas cher en plus) et suis tombé sur cette version transfigurée du standard des Beatles. Oh, pas une version déconstruite ou une reprise Punk Rock qui arracherait tout sur son passage. Juste une reprise à l'image de ce groupe: un son délicat et pourtant jamais évident, de belles arabesques qui ne révèlent toute leur pertinence qu'après plusieurs écoutes. Un groupe sur lequel il faudrait que j'écrive une bonne centaine de billets, mais ce sera en 2007 car, et c'est une annonce, on va bientôt se (re)pencher sur Noël.

The Free Design: Michelle (mp3)

samedi, novembre 25, 2006

Duffy contre les vampers

Vampers & Champers, un double CD de Duffy Power est annoncé pour bientôt.
Duffy Power est un garçon qui a essayé de rivaliser avec les Them et le Beatles, cependant la mode était aux groupes et Duffy était seul en 1962, bien mal lui en a pris.
Pourtant, cet homme seul était sacrément bien entouré, dès 1965,sur l'album Innovations : John McLaughlin à la guitare, Jack Bruce à la basse, Terry Cox à la batterie... un super-groupe de musiciens alors presqu'inconnus.
Son brit-blues-beat est pourtant extrêmement fin, flirtant parfois avec le jazz ("God bless the child"), partant ailleurs vers le bon blues-rock, la brit-pop (il fut un des tout premiers à reprendre les Beatles), ou le blues de Louisiane.

J'espère que ça sera sorti pour Noël. Un bon plan pour les hottes...
Duffy Power : God bless the child (mp3) ; Rosie (mp3)

vendredi, novembre 24, 2006

Massacre à la compagnie créole

Le massacre à la Compagnie créole est une variante du massacre à la tronçonneuse, en plus violent.
Voilà, j'ai toujours aimé Léonard Cohen, et New Skin for the old ceremony est mon album préféré que je préfère parce que je l'aime beaucoup.
Dans cet album, Léonard gueule (Is this what you wanted...), il s'excite, trouve des mélodies et des rythmes qui échappent aux clichés que l'on porte sur lui. Il aligne les compositions parfaites ("Who by fire" est une chanson merveilleuse, mais vous le savez déjà). Les musiciens sont nombreux, il y a des choeurs... C'est un album différent, et bien plus réussi, à mon avis, que Songs from a room.

Alors, me direz-vous, que vient foutre la compagnie Créole dans cette affaire ?

Tant pis pour vous, voici la réponse à cette question que vous n'auriez jamais dû poser. Chaque écoute de ce qui est un de mes albums de chevet est gâchée par le tout petit riff de guitare de "Lover lover lover" (après "come back to me..., titilili-tum -titilili"). Ce riff utilise les mêmes quatre notes employées par nos amis des Dom-tom dans "Au bal masqué", lorsque le gars déguisé en pirate avec son faux perroquet, et sa copine disent "Cen-dril-lon, cen-drillon, Na-po-léon, Na-po-léon.
J'en souffre. Et comme je suis sadique, je viens de vous gâcher vos futures écoutes de ce chef d'oeuvre. Je sais, c'est mal. Vous avez raison de m'en vouloir... Mais je me sens moins seul maintenant.

Léonard Cohen : Lover lover lover (mp3)
La compagnie créole : Le bal masqué (mp3)

mercredi, novembre 22, 2006

Que reste-t-il de....

De Phil Cordell?
Et d'abord qui est Phil Cordell?
Que reste-t-il de lui. Il semblerait qu'il ait collaboré avec deux groupes: Springwater et Dan The Banjo Man.
Mais pourquoi a-t-il l'air si niais sur la photo?
Dois-je en conclure qu'il faut que je pose avec mon chat pour que des paumés s'intéressent à moi vingt ans plus tard?
Quelqu'un en saurait-il plus sur lui? (lui...lui...lui? écho...écho...écho)
Quelqu'un pourrait-il me faire la traduction de ça?
Ben pourtant, rien que pour cette chanson...

Phil Cordell: Red Lady (MP3)

mardi, novembre 21, 2006

Promesses non tenues

Il y eut un temps où Bob Seger était bon, si, si,... Je vous assure... Au tout début, début... Seger a eu une vieille carrière à la Rod Stewart, une carrière en chute libre où la forêt cache l'arbre...
J'aurais aimé trouvé un exemple un peu plus probant, un poil anterieur à cet album, mais c'est déjà pas mal...

Bob Seger : Ramblin Gamblin man (mp3)

dimanche, novembre 19, 2006

La reprise du dimanche : 52

Pour faire écho au dernier billet de mon camarade de chambrée, je me suis demandé ce que pouvaient donner la reprise d'un des morceaux les plus hymnesques de The Band (ai-je déjà mentionné que j'aimais beaucoup ce groupe?), mmmmh c'est à dire pas Old Dixie Down parce que je l'ai déjà fait, mais The Weight.
Paru sur leur premier album, il s'agit d'une chanson qui donne envie de hurler à plein poumons, une bouteille de Whisky à la main.
La chanson raconte l'arrivée d'un voyageur dans la ville de Nazareth, en Pennsylvanie (si,si) et les multiples rencontres que le voyageur y fait, dont le grand méchant diable.

Ne nous étendons pas, la chanson a été prise, reprise, archi-reprise et retournée dans tous les sens. Par Cassandra Wilson, North Mississippi Allstars, The Grateful Dead, Travis, Jimmy Barnes, et j'en passe...

Mais elle a été trop respectée. A quoi bon faire une reprise fidèle d'un morceau dont l'interprétation originale est absolument parfaite, que ce soit au niveau de l'instrumentation ou de l'interprétation?

Mais maltraitez-la rogntudjuuu!

Faut croire que c'est au niveau de la Soul qu'on trouve les meilleures versions. Dont acte:

Aretha Franklin & Duane Allman: The Weight (MP3)

Rotary Connection Featuring Minnie Riperton: The Weight (MP3 via GVSB)

vendredi, novembre 17, 2006

Ramzy Jones Sharon

Le titre de ce billet est digne d'un jeu de mot de Jean Amadou, certes, mais Eric Quincy Tate vaut plus que ça.
Je ne connaissais pas ce groupe, mais la description de la réédition par RhinoHandmade, YEAH, rhinohandmade, wopbopaloolaRhinohomemadeofgold, yippeeyipeehey, m'a bien alleché.

Il va falloir que je débourse, que je tue le cochon-tirelire, pour avoir cette édition Rhino-youplala-handmade.

Parlons peu, parlons bien, soyons concis :
Plongez The Band à Memphis avec Tony Joe White... et voilà ! C'est assez proche de Mitch Ryder solo à Memphis, ou des début du Boss dans Steel Mill.

Le Eric de leur nom est un hommage à Eric Burdon (yappou, yappou, you !)
Tony Joe White est plus ou moins aux manettes et Jerry Wexler (Oh me Oh my !) dans les parages...

J'ai BESOIN de ce disque...
Ecoute-ça, mon michelsardoobidoobidoo, je parie que tu vas te mettre à faire des whabidoobidoo à ton tour... C'est le titre le plus proche du Band, le reste semble bien plus swamp/soul. Je VEUX cette édition RhinobadabadamhandmadeinUSA !

Eric Quincy Tate : Try a little bit harder (mp3)

jeudi, novembre 16, 2006

Les filles, c'est fait....

Que fait la police?
Que font les chiennes de garde? Le MLF? Et Ségolène Royal?

Continuons donc la série des pépites de grenouille avec ce titre de la totalement inconnue au bataillon Charlotte Leslie, chanteuse française des années soixante qui a fait un choix de carrière vraiment visionnaire pour le coup, en intitulant son premier 45t "Les filles, c'est fait pour faire l'amour".

Les radios ont immédiatement censuré, fallait pas s'attendre à autre chose, non mais. Mentionnons que ce titre est en fait une reprise d'une chanson des Capitols: 'We got a thing that's in the groove' que je voudrais vraiment connaitre pour avoir l'air intelligent.
Mais tant pis, il faudra se contenter de la reprise. Et avec sa Fuzz toute fofolle, elle vaut largement le détour.

Charlotte Leslie: Les filles, c'est fait... (MP3)

mercredi, novembre 15, 2006

The Earlies: The Enemy Chorus

Excité comme une puce que je suis, je n'en suis pas moins débordé (par le travail et PES 6). Ce sera donc une toute petite notule pour annoncer la sortie, en début d'année prochaine, la sortie du nouvel album de The Earlies.

Bon, je n'ai pas pu écouter grand chose mais un morceau est d'ores et déjà en écoute sur leur pageleureSpace et, et, et un autre morceau est présent sur le dernier (pas terrible) Podcast des Inrocks que voici que voilà (très mal) rippé par mes soins.

Il va donc sans dire que le début et la fin sont tronqués.
C'est donc pas terrible mais ça permet de se faire une idée, et le morceau est prometteur:

The Earlies: Ground (MP3)

lundi, novembre 13, 2006

Only Get lonely

Je m'emporte parfois, adjectifs et tralala.
Je pourrais, là, m'emporter, une fois, une belle fois de plus, encore, mais.
Mais voilà, les Moutain Goats qui ne sont qu'un, dont j'ai parlé, que j'avais retrouvé dans une forme étonnante l'an dernier sont de retour, dans une une petite forme olympique.
Petite forme car, du titre de l'album, Get Lonely, aux paroles, on devine notre bon John Darnielle en client du Heartbreak hotel.
Forme olympique car je n'ai jamais entendu d'aussi bel album de sa part. Il a pris directement la première place de mon top de l'année. Et là, je m'arrête car je sens que je vais attaquer les adjectifs et tralala. Ce serait dommage pour un album si sobre & délicat.
Toutefois, je lui collerais bien un autocollant "Une sélection un Violon, un jambon"...
Mountain Goats : Wild Sage (I Leave The House As Soon As It Gets Light Outside) (mp3) extrait de Get Lonely

dimanche, novembre 12, 2006

La reprise du dimanche : 51

Les anges déchus anglo saxons sont des anges "tombés", des fallen angels.
Willie Nelson, l'outlaw à couettes, a une théorie délicieuse. Si les anges tombent, c'est qu'ils volent trop près, près du sol. Et, si elle n'était pas tombée, il ne l'aurait pas rencontrée, ramassée, soignée... (oui, son ange est sexué)
La chanson est proche du propos, elle ne vole pas dans les hautes sphères, elle est toujours prête à se casser la gueule, à se briser, les reprises du jour reprennent bien cette idée-là. Chanson imparfaite, casse-gueule, une chanson déchue en quelque sorte.



Steve Forbert : Angel flying too close to the ground (MP3)
Kelley Deal (& Kris Kristofferson) : Angel flying too close to the ground (MP3)

vendredi, novembre 10, 2006

Stella

Voici le retour impatiemment non attendu des pépites de grenouille avec Stella, qui n'a rien à voir avec le groupe parodique de Jean-Luc Fonck: et d'une c'est la future madame Christian Vander (Magma), et de deux elle a sorti le 45t au titre le plus long de l'histoire de la pop française des 60's, "Si vous connaissez quelque-chose de pire qu'un vampire, parlez m'en toujours, ça pourra peut-être me faire sourire".

Ce titre est au moins aussi niais que tout ce qui sortait en France à l'époque, mais je l'aime pour deux raisons: la gouaille et la nonchalance de l'interprète qui n'est pas sans rappeler Dutronc et surtout cette Marseillaise jouée en accéléré qui, si je me souviens bien, était le seul moyen de neutraliser l'incroyable Superdupont.

Stella: Si vous connaissez quelque-chose de pire qu'un vampire, parlez m'en toujours, ça pourra peut-être me faire sourire (MP3)

jeudi, novembre 09, 2006

Starr a la (grosse) barre

J'aime bien ne plus me reconnaître.
J'ai écouté le Joey Starr, plus par curiosité qu'autre chose (après avoir entendu l'excellent J'arrive).
Et PAN dans les dents !
C'est de la bonne. Gros son. Hénaurme son. Des clins d'oeil récurrents à la chanson française (Moustaki, très bien utilisé ; Brassens bien méchant...). De gros coups de sang qui foutent la patate (Mauvais garçon, parfait). C'est ça, avant tout, un album qui a la patate, et surtout une voix qui arrive à son top, son grésillement naturel est extrêmement bien exploité (dans J'arrive notamment). Il y a des faiblesses (Hot Hot (hâte toi) & chaque seconde bons messages, mauvaises chansons), mais l'album est de haute volée. Il intègre même des tendances du rap français décalé, comme dans ce Carnival, assez TTCien, mais sans ce second degré énervant et avec un jeu sur la déconstruction du rythme bien réussi.
L'album de ce voleur de pommes (piquées au gorille pour un jaguarrr) n'est plus en vente après la plainte des héritiers de Brassens. Crétins, ou, plutôt "braves gens"...
Ce n'est pas un album de rap, c'est un bon album. Point barre, grosse barre.
La preuve : je suis descendu de mon cheval, et j'ai troqué mon stetson pour une casquette !

Joey Starr : Carnival (MP3)

Le lien ci-dessus renvoie à la version tronquée... Cherchez une version de l'album contenant Gare au Jaguarr, comme vous chercheriez un superman en Illinois !

mercredi, novembre 08, 2006

Santiago sanglant

Le folk des 70's a ses figures célèbres, américaines pour la plupart.
En voilà une que l'on oublie de plus en plus, parce que, de plus en plus, américain ne veut plus dire qu'étazunien.
Victor Jara, protest-singer chilien, fut assassiné dans le stade de Santiago. Je vous épargne les atrocités qui lui ont été infligées.
Phil Ochs était allé lui rendre visite, avait rencontré des mineurs chiliens avec lui. Jara était un véritable protest-singer, un de ceux qu'on assassine pour les faire taire.
Il est donc important de ne pas les passer sous silence. D'autant plus, quand ils ont cette délicatesse d'écriture.

mardi, novembre 07, 2006

Un Burns dans le potage

Chacun ses marottes. Surtout si tout le monde se contrefout de la vôtre. J'adore. Ça donne l'air dégagé.
Et tout le monde se contrefout de Steve Burns, ancienne superstar des programmes de télé pour enfants aux Etats-Unis.
Mais le bichou voulait autre chose, il voulait de la reconnaissance et du Roc & Roule. Pour se faire, il a sollicité l'aide de ses idoles les Flaming Lips pour concocter son premier album Songs For Dustmites, le meilleur album inaperçu parmi les meilleurs albums passés inaperçus de ces deux-trois dernières années.

Et pas découragé, le bougre remet ça: il prend les mêmes et on recommence soit Steven Drozd et Dave Fridmann à la baguette. Et l'album serait sur la verge du point d'être finalisé. En tout cas, il en a mis trois extraits sur sa pagemonspace et c'est très bien.

Notamment ceci, que j'adore:
Steve Burns: Lords Of Cobble Hill (MP3)

dimanche, novembre 05, 2006

La reprise du dimanche : 50

Pour cette petite reprisounette du dimanche (tout de même la cinquantième), je me suis dit "mon enfant" (je m'appelle souvent mon enfant, ça me rend un peu de l'innocence que j'ai perdue avec les ans), cette fois-ci, il faut que tu y ailles au culot, comme si tu connaissais tout bien alors que tu n'y connais rien.
Et certes oui, je le reconnais, je ne suis pas un Bobdylanologue.
Et pas un Solomonburkologue non plus.

Mais quand à l'occasion d'un documentaire passé sur la BBC voilà quelques semaines sur ce dernier, j'ai entendu ce dernier reprenant ce premier, je me suis dit "Ouahouu": je ne savais pas que Maggie's Farm avait un tel potentiel funkydrumesque.

Je vous la livre telle quelle:

Solomon Burke: Maggie's Farm (MP3)

samedi, novembre 04, 2006

Turn Cody on !

Hier, c'était fête. Herman Düne en concert.Mais, parlons plutôt de ce qu'il y a plus tôt. En première partie : leur bassiste d'occasion.Turner Cody était son nom, impressionnant.

Trois CDs étaient en vente, j'en ai pris qu'un. Maintenant je veux les autres, c'est malin...
J'ai pris un, Quarter century, dylano-andersenien en diable.
Plutôt que d'encoder quoi que ce soit, je vous renvoie là où cinq chansons, toutes très bonnes, vous attendent.
& un petit clipou pour enrichir ce pauvre billet, fatigué le pépère après le concert.



Belle révélation que ce Turner Cody

jeudi, novembre 02, 2006

Nouveau Tom Waits!

Je le découvre un peu en même temps que je l'écris, donc je dois savoir sens de la mesure garder, mais purée qu'ils sont bien les trois extraits du prochain album de Tom Waits que vous pouvez télécharger (et pour pas un radis en plus).
Tom Waits: You Can Never Hold Back Spring (MP3)

mercredi, novembre 01, 2006

The Free Design

Mes bien chères soeurs, mes bien chers frères,
en ce jour où on se doit de célébrer nos morts, nous avons décidé (en non concertation avec NotBilly) de faire comme si nous étions le 14 février et non le premier novembre. Osons la contre programmation et célébrons l'amûr!

Deux belles chansons extraites du premier album de The Free Design, encore un groupe des années soixante qui donne envie de retirer ses chaussures et de marcher dans l'herbe. Un billet apéritif pour un groupe qui en mérite au moins douze mille!

The Free Design:

PS: Attention, qualité de MP3 à la limite du burlesque grâce au fantabuleux site Ezarchive.

Edit: du coup, j'essaie un autre hébergeur.